L’internationalisation, réservée aux grandes entreprises ?

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C’est un fait : les PME françaises sont peu présentes à l’international (en 2017, parmi les presque 4 millions de PME françaises, on ne comptait que 125 000 exportatrices) ; surtout, elles le sont bien moins que leurs voisines italiennes ou allemandes… En effet, les dirigeants d’entreprises que j’ai pu rencontrer au cours de ma carrière m’ont souvent fait part de leurs inquiétudes à l’idée de développer leur activité à l’international : mélange de peur de l’inconnu, de doutes sur le succès de l’opération, de difficulté à se projeter dans un environnement différent…

Je voudrais aujourd’hui, avec ce post, tordre le cou à cette idée reçue : non, l’internationalisation n’est pas réservée aux grandes entreprises. Passons en revue quelques-uns des obstacles qui freinent l’internationalisation : vous le verrez, ils sont en premier lieu d’ordre psychologique, et peuvent être surmontés si le dirigeant se sent en confiance.

Il faut avoir atteint une certaine taille pour s’internationaliser

Alors que les grands groupes français sont très internationalisés, les PME et ETI sont souvent à la traine… Chez certains dirigeants d’entreprise, l’idée selon laquelle il faudrait avoir atteint une taille critique pour s’aventurer hors des frontières est très présente, et motive des comportements d’autocensure : « ce n’est pas fait pour moi », « nous sommes trop petits pour exister hors de notre marché naturel », etc.

A certains égards, il est pourtant plus simple pour une PME de s’internationaliser : moins sclérosée, plus agile, plus souple qu’un grand groupe, elle peut plus facilement intégrer les bouleversements qu’induit l’internationalisation. Notons au passage qu’il est recommandé d’avoir su bâtir une position solide sur son marché domestique avant d’ouvrir les portes de l’international et ce, pour maximiser les chances de succès.

L’internationalisation coûte trop cher

On imagine souvent que le processus d’internationalisation doit passer par une implantation à l’étranger, par l’ouverture d’une filiale… ce qui représente un investissement conséquent – en temps comme en capital. Un tel projet peut donc être difficile à supporter pour une entreprise de quelques salariés, d’autant que le retour sur investissement n’est ni garanti, ni immédiat.

Inutile de commencer en visant trop haut ! Une première expérience à l’international peut tout simplement commencer par une démarche export. C’est une façon de tester un marché, de se donner le temps avant d’engager des investissements plus importants, mais aussi de nouer des partenariats stratégiques et/ou capitalistiques.

L’internationalisation est trop risquée 

Comme tout projet d’investissement, il est vrai que l’internationalisation représente un risque pour l’entreprise. Mais cet argument revient à voir le verre à moitié vide : il est facile d’avancer, au contraire, que l’internationalisation est une façon de diversifier les risques, et donc de s’en prémunir. En effet, être présent sur plusieurs marchés permet d’être moins sensible aux aléas du marché domestique, et donc de rendre son entreprise plus forte, plus résiliente.

Et après… ?

Ce que montrent les chiffres, c’est qu’une fois engagé, le processus d’internationalisation s’entretient de lui-même. Ainsi, d’après le baromètre export publié par notre partenaire Euler Hermès, 84% des entreprises françaises exportatrices voulaient augmenter leur chiffre d’affaires à l’export pour l’année 2018.

Alors, n’hésitez plus ! La clé de la réussite réside avant tout dans l’envie du dirigeant de s’ouvrir à de nouvelles opportunités de croissance et dans la préparation stratégique en amont de la démarche d’internationalisation. Dans un précédent post, j’avais d’ailleurs évoqué quelques uns des éléments nécessaires dans la préparation du processus d’internationalisation.

J’ai lancé, en fin d’année dernière, Mission Internationale, la première marketplace qui met en relation des PME-PMI et ETI avec des experts compétents pour les accompagner dans leur projet à l’international. Pour la découvrir, c’est ici : https://www.mission-internationale.com/